La glace à l’italienne et la glace à la boule partent du même principe : un mélange de lait, de crème, de sucre et d’arômes que l’on congèle en le brassant. Tout se joue à la sortie de la machine.
Pour une glace à la boule, la crème glacée est durcie aussitôt après la congélation, afin de solidifier la plus grande partie possible de son eau. C’est ce que l’Office québécois de la langue française appelle la « crème glacée dure ». Elle se conserve ensuite au congélateur et se sert à la cuillère ou à la spatule.
La glace à l’italienne, elle, ne passe pas par cette étape. D’après l’ouvrage de référence de H. Douglas Goff (Université de Guelph), une crème glacée sort du freezer avec environ la moitié de son eau congelée : c’est à ce stade que la glace « molle » est tirée directement dans le cornet, au lieu d’être conditionnée puis durcie. D’où sa souplesse, et sa tendance à fondre plus vite.
Un nom qui change de sens selon le pays
En France, « glace à l’italienne » désigne cette glace molle servie en spirale : l’Office québécois de la langue française note d’ailleurs que « machine à glace à l’italienne » est l’usage européen pour la « machine à crème glacée molle ». Au Québec, « glace italienne » désigne au contraire le gelato, une glace artisanale d’origine italienne servie à la spatule. Les deux produits n’ont pas la même texture.
La spirale, un geste plus qu’une forme
La spirale est donnée par un mouvement de rotation de la main pendant que la glace sort de la machine, dans le cornet ou la coupelle. Certaines machines ajoutent un nappage (chocolat, caramel, fraise) au moment du service.
Mini-résumé : la glace à l’italienne est une crème glacée servie avant d’être durcie, d’où sa souplesse.