Ce sont les disques qui font la machine, pas le moteur
C'est le point que les fiches techniques passent sous silence et que tout le monde découvre à la livraison. Un coupe-légumes se vend avec un bloc moteur et un disque, parfois deux. Toutes les autres coupes s'achètent séparément, et chaque disque représente quelques dizaines à plus de cent euros.
Il en faut moins qu'on ne croit, mais il en faut. L'éminceur, en une ou deux épaisseurs, couvre les oignons, les courgettes et les poireaux. La râpe, en gros et en fin, couvre les carottes, le céleri et le fromage d'appoint. Le bâtonnet sert aux crudités et aux garnitures. Au-delà, macédoine, gaufrette et disques à frites ne se justifient que si la carte les demande vraiment.
La bonne méthode consiste à ouvrir votre carte avant le catalogue. Listez les coupes qui reviennent chaque semaine, comptez-les, et commandez ces disques-là avec la machine plutôt qu'au coup par coup : vous éviterez les trois semaines d'attente pendant lesquelles le commis reprend son couteau. Et pensez aux deux cheminées : la grande avale les produits longs, la petite maintient les produits ronds qui, sinon, tournent sur eux-mêmes au lieu d'être coupés.