En liaison chaude, le plat reste à 63 °C minimum de la cuisson au convive. En liaison froide, il est refroidi aussitôt après cuisson, conservé entre 0 et 3 °C, puis remis en température au moment du service. L'arrêté du 21 décembre 2009 définit les deux par le mode de conservation entre l'élaboration et l'utilisation.
Le choix se fait une fois pour toutes, parce qu'il décide du matériel : d'un côté une cellule et une enceinte à 0 à 3 °C, de l'autre des chariots qui tiennent la température.
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Liaison chaude |
Liaison froide |
| La règle |
63 °C minimum jusqu'à la remise au convive |
Pas plus de deux heures entre 63 et 10 °C, puis 0 à 3 °C |
| L'équipement qu'elle impose |
Chariot chauffant, bain-marie, armoire de maintien |
Cellule de refroidissement et chambre froide positive |
| Durée de vie du plat |
Le service du jour |
Trois jours après celui de la fabrication sans étude de durée de vie |
| Le réchauffage |
Sans objet |
Pas plus d'une heure entre 10 °C et la température de service, jamais sous 63 °C |
| À qui cela convient |
Cuisine qui produit et sert sur place, au même rythme |
Production d'avance, livraison de satellites, service du week-end sans équipe en cuisine |
| Le coût d'entrée |
À partir de 905 € HT pour un chariot bain-marie 2 bacs |
À partir de 1 095 € HT pour une cellule 3 bacs GN 2/3 |
Sources : arrêté du 21 décembre 2009, article 2, annexe I et annexe IV, points 1, 3 et 4. Tarifs en vigueur au 23 octobre 2026.
Quand une cuisine devient une cuisine centrale
Dès que vous livrez un restaurant satellite, vous êtes une cuisine centrale au sens de l'arrêté. L'agrément sanitaire, lui, se déclenche quand le satellite se trouve sur une emprise foncière distincte, même sous le même responsable juridique. Tant que vous produisez et servez dans le même bâtiment, une déclaration au préfet suffit, par le formulaire Cerfa 13984 prévu à l'article R. 233-4 du code rural.
Deux plafonds de dérogation existent, posés par l'arrêté du 8 juin 2006, selon le poids de la livraison dans votre production : 1 000 repas par semaine si la part livrée reste sous 30 % du total, 400 repas par semaine si elle dépasse 30 %. Dans les deux cas, les établissements livrés doivent se trouver dans un rayon de 80 km, porté à 200 km sur autorisation du préfet.
L'agrément s'attache au SIRET du site de production, pas à celui de la mairie : une demande déposée au SIRET du siège de la commune est rejetée.
Par quoi commencer
L'ordre d'achat suit l'ordre des travaux. Le froid de conservation et la laverie engagent l'arrivée d'eau, l'évacuation et le triphasé que réclament tous nos lave-vaisselle à capot. Le calcul de la puissance installée et l'extraction sont traités sur notre page matériel de restaurant.
Au-delà de 300 couverts, la cuisson passe en cuve : la marmite travaille le liquide, de 50 à 500 litres, la sauteuse et la braisière travaillent au fond plat pour saisir et mijoter, avec basculement pour vider sans transvaser. Le rayon sauteuse, braisière et marmite collectivités réunit cette gamme, de 2 125 à plus de 11 000 € HT.
Viennent ensuite les postes propres à la collectivité, qui se dimensionnent sur le service le plus chargé : la cellule, les chariots de distribution et l'armoire des plats témoins. L'inox, les tables de travail et les échelles se complètent au fil des années.