Le tableau de classement des terrains de camping, annexé à l'arrêté du 10 avril 2019, compte cinq critères de restauration et de ravitaillement, dont trois obligatoires en 4 et 5 étoiles.
Ce que cela vaut en exploitation se lit dans les chiffres de fréquentation : un camping 5 étoiles remplit ses emplacements à 57,9 % sur la saison d'avril à septembre, un 4 étoiles à 49,4 %, un 3 étoiles à 39,3 % (Insee).
| Critère |
L'exigence |
1 à 3 étoiles |
4 et 5 étoiles |
| 43, point de restauration sur place |
Un point de restauration de type snack, en fonctionnement pendant la période d'ouverture, prestations et tarifs affichés |
À la carte, 3 points |
Obligatoire |
| 44, restaurant avec service |
Service à table le midi ou le soir, au moins 5 jours sur 7, cuisine dans l'établissement. La livraison extérieure ne valide pas le critère |
À la carte, 3 points |
À la carte, 3 points |
| 45, bar sur place |
Un bar ouvert au moins 5 jours sur 7 pendant la période d'ouverture |
À la carte, 2 points |
Obligatoire, en saison seulement pour les 4 étoiles |
| 46, ravitaillement à proximité |
Des produits alimentaires de première nécessité dans un rayon de 1 000 m |
Obligatoire en 3 étoiles |
Non applicable |
| 47, ravitaillement dans l'enceinte |
Un point de vente sur place, de type supérette, proposant des denrées alimentaires diverses |
À la carte, 3 points |
Obligatoire |
Source : arrêté du 10 avril 2019, annexe I, et guide de contrôle d'Atout France, révision 1 en vigueur depuis le 1er juillet 2021.
Un critère obligatoire se compense par trois fois plus de points à la carte, dans la limite de 5 % du total des points obligatoires à atteindre. Les trois critères pèsent 8 points : ils se rachètent, au prix de 24 points à trouver ailleurs, et ces points-là ne comptent plus dans le pourcentage de points à la carte que la catégorie exige par ailleurs.
Le contrôleur entre aussi dans le bâtiment du snack
Le critère 7, « les espaces communs sont propres et correctement entretenus », est obligatoire et non compensable dans les cinq catégories. La méthodologie du guide cite parmi les espaces examinés « le ou les bâtiments dédiés au bar et/ou à la restauration ». La propreté du snack engage donc ce critère au même titre que celle des sanitaires.
Le guide définit aussi la saison touristique : « une période de 3 mois minimum incluant juillet et août ». Un bar ouvert sur le seul mois d'août ne valide donc pas le critère 45. Le classement, lui, vaut 5 ans, ce qui fixe l'horizon d'amortissement du matériel.
Le référentiel ignore le matériel du snack
Aucun des cinq critères de restauration et de ravitaillement ne porte sur le matériel. Le tableau contrôle l'existence du service, ses jours d'ouverture, l'affichage des tarifs, la propreté et l'éclairage, jamais la marque d'une friteuse ou le litrage d'une armoire. Le référentiel nomme bien des équipements ailleurs, machine à laver le linge ou trousse de secours, mais jamais pour le snack, le bar ou la supérette.
Attention en revanche à deux raccourcis. Le dépôt de pain et le distributeur automatique de boissons ne figurent pas au référentiel, et ils ne valident pas pour autant le critère 47 : celui-ci demande « la possibilité d'acheter des produits alimentaires de première nécessité » et se valide, dit le guide, par un point de vente « de type supérette proposant des denrées alimentaires diverses ». Un distributeur de canettes n'y suffit pas.