Le calcul que le doseur remplace : la température de base
Avant le matériel, il y a une formule que tout boulanger connaît et que peu appliquent au quotidien, parce qu'elle demande deux thermomètres et une minute de calcul à chaque pâte.
La température de base est la somme de trois valeurs : température du fournil, température de la farine, température de l'eau. Elle dépend du pétrissage pratiqué, autour de 68 à 72 en vitesse lente, 60 à 66 en pétrissage amélioré et 54 à 58 en pétrissage intensifié, puisque la machine chauffe d'autant plus qu'elle travaille vite.
On en déduit l'eau par soustraction : eau = base − (fournil + farine).
Un exemple d'août, en pétrissage intensifié avec une base de 56 : fournil à 28 °C, farine à 25 °C, il reste 3 °C pour l'eau. Aucun réseau ne descend là.
Le même calcul un matin de janvier, en pétrissage amélioré avec une base de 62 : fournil à 17 °C, farine à 15 °C, il faut de l'eau à 30 °C. D'où l'arrivée d'eau chaude sur un doseur-mélangeur, que l'on croit souvent superflue en la commandant.
Deux précisions utiles : la température de la farine n'est pas celle du fournil, un sac stocké contre un mur froid garde son écart plusieurs heures ; et une base se cale sur son propre matériel, en relevant la température de pâte obtenue pendant une semaine.