Extraction, rejet, compensation : ce que demande la réglementation
C'est la question que tout le monde pose et sur laquelle les informations circulent de travers. Voici les points stables, et ce qui dépend de votre adresse.
L'extraction mécanique est obligatoire. Le code du travail classe les cuisines parmi les locaux à pollution spécifique (articles R4222-1 et suivants) : la ventilation naturelle ne suffit pas, il faut un système mécanique.
Les débits minimaux sont fixés localement, par le règlement sanitaire départemental. Il n'existe donc pas un chiffre national à retenir, mais un texte à consulter pour votre département. À titre d'exemple, le règlement sanitaire de Paris impose un préfiltrage puis une filtration de l'air, avec un débit minimal de 300 litres par seconde et par mètre carré de surface de cuisson en cuisine collective. Votre département peut retenir d'autres valeurs.
Le rejet ne s'improvise pas. L'air extrait ne doit pas être recyclé et doit sortir à distance des fenêtres, des prises d'air neuf et des autres conduits. Pour les orifices extérieurs, l'arrêté du 22 octobre 1969 demande un dépassement d'au moins 0,40 mètre au-dessus de toute construction située dans un rayon de huit mètres. C'est souvent ce point, et non la hotte, qui bloque un projet en centre-ville.
Ce qui sort doit rentrer. Une hotte qui extrait 3 000 m³/h sans apport d'air neuf équivalent met le local en dépression. La captation s'effondre, les portes deviennent dures à ouvrir, les fumées refoulent et les appareils à gaz tirent mal. La compensation d'air fait partie de l'installation, pas des options.
Le réseau se nettoie et ça se prouve. Dans les établissements recevant du public, le règlement de sécurité impose un nettoyage complet des conduits d'extraction au moins une fois par an, par une entreprise qui délivre une attestation. C'est la pièce que demande l'assureur après un sinistre.
Dernier point, moins technique et pourtant fréquent : les odeurs rejetées chez un voisin relèvent du trouble anormal de voisinage, et peuvent se régler devant un tribunal même quand l'installation est conforme. Un rejet bien positionné coûte moins cher qu'un contentieux.
Nous fournissons le matériel, pas l'étude : le dimensionnement définitif et la conformité de votre réseau se valident avec votre installateur et le règlement sanitaire de votre département.