Lave mains 2

Lave-mains inox professionnel : cuisine, laboratoire, atelier

Sept lave-mains de cuisine professionnelle, de 169 à 535 € HT : muraux à commande au genou, en eau froide ou avec mitigeur eau chaude et eau froide, modèle au sol à commande à pédale, lave-mains autonome sur roulettes qui ne demande ni arrivée d'eau ni évacuation, et poste combiné à deux bacs avec tablette perforée pour vidanger les seaux. Six des sept fiches annoncent l'inox AISI 304. Avec ou sans distributeur de savon intégré.

Le règlement européen ne dit pas « lave-mains » : il dit « lavabos destinés au lavage des mains », et il les nomme au même titre que les toilettes, les vestiaires ou la ventilation. C'est pourtant l'équipement de cuisine qu'on dimensionne le plus mal. Cette page dit ce que les textes demandent réellement, ce qu'ils ne demandent pas, et les deux choses que le rayon ne traite jamais : combien de points de lavage il vous en faut, et où les poser. Elle corrige au passage deux arrêtés que l'on voit encore cités alors qu'ils ne s'appliquent plus.

Prix réduit
Wr lv44 pr

Lave-mains éco DIVERSO

Ce lave-mains éco DIVERSO permet de disposer d'un appareil aux normes d'hygiène...

197,56€  169,00€ HT
237,07€ 202,80€ TTC

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Prix réduit
Lave mains mural 121

Lave-mains mural

Ce lave-mains mural avec distributeur de savon est réalisé en acier inox. Il est équipé...

246,50€  199,00€ HT
295,80€ 238,80€ TTC

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Offre spéciale
Lave mains mural avec distributeur de savon 122

Lave-mains mural avec distributeur de savon

Ce lave-mains mural avec distributeur de savon est doté d'un mitigeur eau chaude eau froide....

266,58€  215,00€ HT
319,90€ 258,00€ TTC

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Wr lv43 pt

Lave-mains murale eau chaude eau froide

Ce lave-mains murale eau chaude eau froide, avec dosseret en inox, est doté d'une cuve emboutie...

220,96€  175,00€ HT
265,15€ 210,00€ TTC

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Lave mains inox combine 2 bacs avec robinet 119

Lave-mains inox combiné 2 bacs avec robinet

Ce lave-mains tout inox est doté d'une cuve, d'une tablette inférieure perforée...

743,01€  535,00€ HT
891,61€ 642,00€ TTC

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Prix réduit
Wr lv40 pm

Lave-mains mitigeur au sol DIVERSO

Ce lave-mains mitigeur au sol, réalisé en acier inox AISI 304, fonctionne par pédale...

309,34€  245,00€ HT
371,21€ 294,00€ TTC

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Prix réduit
Wr lv41 pw

Lave-mains sur pieds autonome DIVERSO

Ce lave-mains sur pieds autonome DIVERSO est doté d'une cuve ronde de 350mm de diamètre...

651,65€  495,00€ HT
781,98€ 594,00€ TTC

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Nos sept lave-mains inox, cuve par cuve

La gamme tient sur deux fournisseurs, DIVERSO pour quatre références et DIAMOND pour trois. Le tableau ci-dessous reprend ce que chaque fiche publie, et signale ce qu'elle ne publie pas.

Référence Commande Eau Pose Hors tout Cuve Équipement Prix HT
Éco DIVERSO
WR-LV44-PR
Au genou Froide Murale 400 × 320 mm, hauteur non publiée non publiée — 169 €
Mural eau chaude et froide
WR-LV43-PT
Au genou, poussoir temporisé Mitigeur ECF Murale 400 × 300 × 410 mm 400 × 300 mm, emboutie Dosseret inox, valve mélangeuse, régulateur, clapet anti-retour, nécessaire de branchement 175 €
Mural
LM3-DSS
Au genou Froide Murale 330 × 330 × 500 mm non publiée Dosseret escamotable, distributeur de savon 199 €
Mural ECF avec distributeur
LM4-LSD
Au genou Mitigeur ECF Murale 400 × 340 × 560 mm non publiée Dosseret monobloc embouti, distributeur de savon 450 ml 215 €
Mitigeur au sol DIVERSO
WR-LV40-PM
À pédale, temporisée Mitigeur ECF Autoportant au sol 400 × 400 × 840/1 000 mm ronde Ø 350 mm Porte d'accès frontale à la technique 245 €
Autonome DIVERSO
WR-LV41-PW
Pédale hydraulique, sans électricité Aucun raccordement, 2 bidons de 10 L Mobile, 2 roulettes et poignée 400 × 402 × 840/1 112 mm ronde Ø 350 mm Doseur à savon, distributeur de papier, corbeille 495 €
Combiné 2 bacs
LMC-57
non publiée Eau chaude et froide, robinet mélangeur non publiée 500 × 700 × 620/870 mm non publiée Tablette perforée pour poser et vidanger les seaux, 2 crépines, 2 bondes, siphon Ø 32 mm 535 €

L'eau chaude coûte six euros. Entre le modèle d'appel à 169 € et le mural à 175 €, même largeur de 400 mm, même poids de 5 kg, même inox AISI 304, même commande au genou, même fournisseur. Les six euros achètent le mitigeur eau chaude et eau froide, la valve mélangeuse, le régulateur de température, le clapet anti-retour et le nécessaire de branchement. Ils achètent aussi deux cotes publiées que le modèle à 169 € ne donne pas : la hauteur hors tout et les dimensions de la cuve. La fiche du 175 € précise en outre que son poussoir est temporisé, celle du 169 € ne le dit ni dans un sens ni dans l'autre. À ce tarif, l'eau froide seule ne se justifie que si votre local n'a pas d'arrivée d'eau chaude à cet endroit.

La pédale coûte soixante-dix euros de plus que le genou, du mural à 175 € au modèle au sol à 245 €. Elle achète la pédale temporisée, l'affranchissement du mur puisque l'appareil tient debout tout seul, la porte d'accès à la plomberie et la hauteur réglable de 840 à 1 000 mm. En contrepartie, la cuve ronde de Ø 350 mm offre environ 960 cm² de surface contre 1 200 cm² pour le rectangle de 400 × 300 mm du mural, soit un cinquième de moins. On achète la position au sol et le geste, non le volume.

L'autonome fait un peu plus que doubler le prix, de 245 à 495 €, et il faut savoir ce qu'on laisse en chemin : l'eau chaude. Le modèle à 495 € fonctionne à l'eau froide, deux bidons de 10 litres, une pompe à pédale purement mécanique. C'est le bon choix pour un stand, un food truck, un marché ou un local sans point d'eau. Dans un local raccordable, le même budget achète un poste à mitigeur fixe et un second lave-mains.

Ce que nos fiches ne publient pas encore

Aucune de nos sept fiches ne donne de hauteur de pose, de débit, ni de température admissible. Quatre sur sept ne donnent pas les cotes de cuve, dont trois de nos quatre muraux. La référence la plus chère du rayon, le combiné à deux bacs, ne dit pas comment elle se déclenche, ce qui est pourtant le premier critère d'un lave-mains. Le mural à 215 € annonce de l'acier inox sans jamais nommer sa nuance, quand les six autres fiches publient l'AISI 304. Et le modèle au sol porte deux mentions difficiles à concilier, un mitigeur eau chaude et eau froide d'un côté, un pré-équipement pour le seul réseau d'eau froide de l'autre : nous avons retenu la version mitigée, que trois mentions de la fiche confirment, et demandé la correction de la quatrième.

La demande est engagée auprès des deux fournisseurs pour tous ces points, et nous publierons les réponses sur les fiches. En attendant, notre service commercial donne ces valeurs par téléphone.

Sur la matière, l'AISI 304 est la nuance austénitique qui tient aux chlorures des désinfectants, et c'est elle qu'il faut sur un appareil nettoyé tous les jours. Nos conseils d'entretien sont réunis dans notre article sur l'entretien de l'inox alimentaire, et la question des nuances est détaillée sur la page plonge inox.

Comment on ouvre l'eau : genou, pédale, coude, cellule

Que la commande non manuelle soit attendue sur un lave-mains et pas sur un bac de plonge, nous l'avons établi texte en main sur notre page robinet et douchette de plonge. Le mécanisme, lui, reste à choisir : quatre gestes, quatre pièces d'usure, et une option qui se combine aux autres.

Mécanisme Le geste Ce qu'il faut pour l'installer Là où il ne va pas Chez nous
Au genou, dite fémorale Une plaque ou un poussoir sous la cuve, qu'on pousse de la cuisse ou du genou. Les deux mains restent libres. Rien de particulier : la commande est intégrée au bâti du lave-mains. Un plan de travail ou un meuble bas qui vient se plaquer sous la cuve et bloque le passage du genou. Quatre références sur sept, de 169 à 215 € HT
À pédale Une pédale au sol, actionnée du pied. Les deux mains restent libres, et le geste est plus franc qu'au genou. Un appareil autoportant ou un bâti au sol. La pédale et sa tringlerie descendent jusqu'au sol. Un sol lavé au jet, où la tringlerie prend l'eau, et les locaux où l'on circule beaucoup à côté du poste. Le modèle au sol à 245 € HT et l'autonome à 495 € HT
Au coude Une manette allongée qu'on pousse de l'avant-bras. Une seule main est libérée, pas les deux. Un plan percé et une robinetterie rapportée : ce n'est pas un lave-mains monobloc. Un lave-mains compact, dont le robinet est intégré au bâti et ne se remplace pas. En robinetterie seule : le mitigeur à commande au coude à 85 € HT
Cellule infrarouge Aucun contact. L'eau coule sous la main et s'arrête quand on la retire. Une alimentation électrique au point d'eau, ou des piles à remplacer. Les locaux sans prise à proximité, et les postes où une panne de pile arrête le lavage. Aucune référence, nous la sourçons sur demande
Robinet temporisé Un appui bref, l'eau coule quelques secondes puis se coupe seule. Ce n'est pas une commande non manuelle : c'est une économie d'eau, qui se combine aux autres. Rien, quand il est intégré, comme sur nos poussoirs au genou. Un poste où l'on a besoin d'un débit continu, par exemple pour remplir un seau. Intégré au mural à 175 € HT et au modèle à pédale

Nous ne référençons aujourd'hui aucun lave-mains à cellule infrarouge ni à commande au coude intégrée. Si votre cahier des charges en impose un, dites-le-nous au devis, nous le sourçons. Et si vous avez déjà un lave-mains à robinet classique, remplacer le seul robinet par un modèle à commande au coude est souvent la solution la moins chère, à condition que le plan soit perçable.

Où se règle la température

L'INRS, dans son document ED 6007 sur la conception des cuisines de restauration collective, écrit à propos du lave-mains : « Prévoyez une température d'eau chaude non brûlante en sortie de robinet et réglable en amont. » Le réglage se fait donc au préparateur ou au mitigeur de distribution, et non appareil par appareil. C'est la raison pour laquelle aucun de nos lave-mains ne porte de mitigeur thermostatique intégré : sur un réseau correctement réglé, il ferait double emploi. Si votre installation ne permet pas ce réglage amont, dites-le-nous au devis, un limiteur de température au point de puisage se monte. Le détail des températures d'eau chaude sanitaire est traité sur notre page robinet et douchette.

Eau froide, mitigeur, ou autonome sans raccordement

Le choix se fait sur ce dont dispose le local, pas sur le budget. Un lave-mains en eau froide seule demande une arrivée et une évacuation. Un modèle à mitigeur en demande deux, plus la même évacuation. Un lave-mains autonome ne demande rien du tout.

Entre les deux premiers, l'écart est de six euros chez nous, ce qui ne laisse guère place à l'hésitation : prenez le mitigeur dès que l'eau chaude est disponible à cet endroit. L'eau froide seule se justifie quand tirer une seconde arrivée coûterait plus cher que l'appareil, ce qui arrive souvent dans un local existant où le lave-mains s'ajoute après coup, loin du ballon.

Le lave-mains autonome : comment il fonctionne, et où il est conforme

Un lave-mains autonome n'est raccordé à rien. Deux bidons logés dans le bâti, l'un d'eau propre, l'autre pour l'eau usée, et une pompe à pédale purement mécanique qui envoie l'eau au col de cygne. Pas d'électricité, pas de plomberie, pas de percement. Notre modèle sur roulettes à 495 € HT embarque 2 × 10 litres, un doseur à savon, un distributeur de papier et une corbeille, le tout sur deux roulettes avec poignée arrière pour le déplacer d'un poste à l'autre ou le ranger en fin de service.

Une précision qui change tout, et que nous n'avons lue nulle part ailleurs : l'exigence d'eau courante chaude et froide vient du chapitre I de l'annexe II du règlement européen, qui vise les locaux. Pour les sites mobiles et provisoires, c'est le chapitre III qui s'applique, et il demande seulement « de l'eau potable, chaude et/ou froide, en quantité suffisante ». Un lave-mains autonome en eau froide répond donc pleinement à ce qui est attendu sur un marché de plein vent, un food truck, un stand de dégustation ou un point de vente temporaire. C'est en cuisine fixe, et là seulement, qu'il reste un équipement d'appoint.

Le document professionnel de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie, daté de décembre 2025, va dans le même sens : « Il existe des lave-mains portables qui peuvent pallier des problèmes structurels (absence de raccordement à l'eau…). »

Deux limites à connaître avant de commander. L'autonomie se compte en nombre de lavages et non en heures, et il faut vider le bidon d'eau usée aussi souvent qu'on remplit l'autre. Et l'appareil n'est autonome qu'en eau : le savon et l'essuie-mains restent à votre charge, comme sur n'importe quel poste.

Nous référençons aujourd'hui une seule version autonome, en eau froide. Les modèles à chauffe-eau intégré et à pompe électrique ne sont plus en ligne : si vous en cherchez un, demandez-le-nous au devis, nous le sourçons chez le fabricant.

Faut-il l'eau chaude, et à quelle température

En local fixe, le règlement européen demande une eau courante chaude et froide : les deux, et sans valeur chiffrée. Le code du travail, de son côté, demande pour les lavabos des locaux de travail une eau « à température réglable ». C'est tout ce que les textes exigent.

Le « minimum 35 à 40 °C » qu'on lit un peu partout sur ce marché n'a donc aucun fondement réglementaire français. Il circule par voisinage avec le code alimentaire américain, dont la section 5-202.12 exige, elle, une eau d'au moins 38 °C au lave-mains. Une étude publiée en 2017 dans le Journal of Food Protection (Jensen et coll., volume 80, n° 6, pages 1022 à 1031) n'a pourtant trouvé, entre 15 et 38 °C, aucun effet significatif de la température de l'eau sur la réduction bactérienne obtenue au lavage, et ses auteurs proposent de reconsidérer l'exigence américaine. Elle porte sur vingt volontaires et une souche non pathogène d'Escherichia coli, et quatre de ses six auteurs travaillent chez un fabricant de produits d'hygiène des mains : elle ne tranche pas la question à elle seule. Ce qui compte est le savonnage, sa durée, et le fait que l'eau tiède rende le geste supportable assez longtemps pour qu'il soit fait correctement. C'est pour cela qu'on prend un mitigeur : pour le confort du geste, qui conditionne sa qualité.

Ce que les textes demandent vraiment, et les deux arrêtés qu'on cite à tort

On lit encore couramment sur ce marché des produits vendus « conformes HACCP », une commande non manuelle présentée comme obligatoire, et des argumentaires réglementaires bâtis sur deux arrêtés qui ne s'appliquent plus. Voici l'état du droit.

Les obligations

Le socle européen. Le règlement (CE) n° 852/2004, à l'annexe II, chapitre I, point 4, exige « un nombre suffisant de lavabos judicieusement situés et destinés au lavage des mains », équipés « d'eau courante, chaude et froide, ainsi que de matériel pour le nettoyage et pour le séchage hygiénique des mains ». Nous avons détaillé la lettre de ce point, et pourquoi un bac de plonge n'y répond pas, sur notre page plonge inox. Retenez ici ce que le texte ne dit pas : il ne contient aucune occurrence des mots « commande non manuelle », « fémoral », « genou », « coude », « infrarouge », « pédale », ni « savon ». Il ne fixe aucune valeur chiffrée, ni nombre, ni distance, ni température, ni hauteur.

Le même règlement traite à part les installations mobiles et provisoires, à son chapitre III : il y demande des installations permettant de se laver et de se sécher les mains dans de bonnes conditions d'hygiène, et de l'eau potable « chaude et/ou froide » en quantité suffisante.

Pour les établissements agréés. Le règlement (CE) n° 853/2004 va plus loin, mais pour un périmètre fermé : abattoirs et ateliers de découpe d'ongulés domestiques, abattoirs et ateliers de découpe de volailles et de lagomorphes, établissements de viandes hachées et de préparations de viandes, et navires de pêche. Il y exige, sur les équipements de lavage des mains, des « robinets conçus pour prévenir la diffusion des contaminations ». C'est une obligation de résultat : une commande au genou, à pédale ou à cellule y répond également. Ni la boucherie ni la poissonnerie de détail travaillant en remise directe ne sont concernées. Attention à l'asymétrie, en revanche : un atelier de découpe de viandes agréé l'est, un atelier de marée agréé à terre ne l'est pas, le texte ne visant pour les produits de la pêche que les navires.

Et le code du travail, que nous n'avons vu cité nulle part sur ce marché. C'est pourtant lui qui porte le seul chiffre opposable du sujet. Son article R. 4228-7 dispose que les lavabos sont à eau potable, que l'eau est à température réglable et distribuée « à raison d'un lavabo pour dix travailleurs au plus », et que des moyens de nettoyage et de séchage ou d'essuyage appropriés sont mis à disposition et entretenus ou changés chaque fois que nécessaire. La notion de travailleur est plus large que celle de salarié : elle inclut les stagiaires, les apprentis et les intérimaires.

Ce lavabo-là n'est pas le lave-mains de production. L'article R. 4228-2 l'implante avec les vestiaires, dans un local isolé des locaux de travail et de stockage, en prévoyant d'ailleurs le cas où vestiaires et lavabos occupent des locaux séparés. Les deux corpus ont des objets différents, protection du travailleur d'un côté, sécurité des denrées de l'autre, et ils s'appliquent l'un et l'autre. En pratique, un local qui ne disposerait que de l'un sera interrogé sur l'autre. Nous ne portons pas de diagnostic de conformité à distance : dites-nous votre configuration, nous regardons les deux volets avec vous.

Une réserve départementale, enfin. Le règlement sanitaire départemental de votre département, repris du modèle annexé à la circulaire du 9 août 1978, impose encore à son article 132 des lavabos « placés à côté des cabinets d'aisances et à proximité des lieux de travail », pourvus d'eau courante et « des produits nécessaires au nettoyage et à la désinfection des mains », avec « des serviettes à usage unique ou des appareils automatiques à air chaud » pour le séchage. Ces règlements sont pris par arrêté préfectoral et restent opposables : vérifiez celui de votre département.

Les bonnes pratiques, et le fait qu'elles n'obligent pas

Un guide de bonnes pratiques d'hygiène validé reste un document d'application volontaire. Le règlement 852/2004 le dit à son article 7 : « les exploitants du secteur alimentaire peuvent utiliser ces guides sur une base facultative ». Ses mesures ne sont donc pas prescriptives, et un professionnel peut leur substituer d'autres procédures, à charge pour lui de démontrer qu'elles atteignent le même résultat. C'est dans ces guides, et non dans la réglementation, que se trouve l'exigence de commande non manuelle.

Le guide de bonnes pratiques d'hygiène du restaurateur, élaboré par la CGAD dans sa version du 26 novembre 2015 et validé par avis au Journal officiel du 21 janvier 2016, écrit page 32 : « Les lave-mains à commande non manuelle correctement équipés doivent être prévus en nombre suffisant et notamment à la sortie des toilettes. » Et page 14 : « Lave-mains : à commande hygiénique et alimenté en eau potable tiède. »

Le même guide tranche trois questions que les vendeurs laissent volontiers dans le flou. Sur le savon : « Le savon liquide utilisé peut être bactéricide mais ce n'est pas une obligation. » Sur le séchage : « Les systèmes à air chaud sont déconseillés », l'essuyage se faisant avec un système à usage unique, un système de tissu auto-enrouleur en bon état de fonctionnement restant admis. Sur la poubelle : « Une poubelle doit être prévue pour jeter les papiers utilisés. » L'INRS, lui, recommande un savon bactéricide là où le guide dit qu'il n'est pas obligatoire : deux recommandations d'organismes, pas des textes, et elles divergent.

Côté boulangerie et pâtisserie, il n'existe aujourd'hui aucun guide validé, l'ancien ayant été déréférencé en 2025 et le nouveau n'étant pas validé. La Confédération nationale publie à la place un document professionnel, L'essentiel des bonnes pratiques d'hygiène en boulangerie-pâtisserie, daté de décembre 2025, qui écrit : « Les lave-mains doivent être en nombre suffisant (au moins un dans chaque laboratoire et un à la sortie des toilettes mais de préférence en dehors des toilettes) et facilement accessibles. Il est fortement conseillé d'installer des robinets à commande non manuelle (à pied, au genou, à détection infra-rouge…). » C'est l'énoncé le plus précis que nous ayons trouvé, et il est formulé comme un conseil, dans un document non validé.

Quant à la durée du lavage, les sources ne mesurent même pas la même chose : vingt secondes de savonnage pour le guide du restaurateur, quinze secondes de frottage au minimum pour le document de la boulangerie, qui affiche par ailleurs quarante à soixante secondes pour l'opération complète, et au moins trente secondes de frottage pour l'affiche AA 843 de l'INRS. Aucun de ces chiffres ne figure dans un texte : ils viennent tous de guides et d'affiches. Aucune durée de lavage des mains n'est réglementaire en France.

Ce qui est faux, et qu'on lit partout

Ce qu'on lit Ce qu'il en est
« L'arrêté du 9 mai 1995 impose le lave-mains à commande non manuelle » Trois erreurs. Cet arrêté a été abrogé en deux temps : par l'article 10 de l'arrêté du 21 décembre 2009 pour les produits d'origine animale et les denrées en contenant, puis par l'article 6 de l'arrêté du 8 octobre 2013 pour tout le reste. Son exigence de lave-mains figurait à l'article 4 b) et non à l'article 21, qui traitait des toilettes de la clientèle. Et il n'a jamais exigé de commande non manuelle : les mots « non manuelle », « pédale », « coude », « genou », « fémoral » et « savon » n'y figurent pas une seule fois.
« L'arrêté du 29 septembre 1997 s'applique » Faux deux fois. Il a été abrogé par les mêmes textes, en 2009 puis en 2013. Et même en vigueur, son article 1er le limitait aux établissements « assurant un service de restauration à caractère social […] dont au moins une partie de la clientèle est constituée d'une collectivité de consommateurs réguliers » : il n'a jamais régi un restaurant commercial, une boucherie ni une poissonnerie. C'est pourtant bien lui, à son article 7 f), qui est la source historique de la formule reprise depuis trente ans.
« L'arrêté du 21 décembre 2009 a repris ces exigences » L'inverse. Loin de les reprendre, c'est le texte qui a commencé à les abroger. Ni lui ni l'arrêté du 8 octobre 2013 ne contient une seule occurrence de « lave-mains », « lavage des mains », « lavabo », « savon » ou « commande non manuelle ». Depuis le 8 octobre 2013, aucun arrêté national ne fixe plus l'équipement du lave-mains en local alimentaire ; restent le règlement européen et, localement, le règlement sanitaire départemental.
« Eau chaude obligatoire à 35 ou 40 °C » Aucun fondement. Aucun texte français ou européen ne fixe de température minimale pour le lavage des mains. Les valeurs chiffrées du droit français vont dans l'autre sens : l'arrêté du 23 juin 1978 pose des plafonds au point de puisage, « afin de limiter le risque de brûlure », soit 50 °C dans les pièces destinées à la toilette, 60 °C dans les autres pièces et 90 °C en certains points signalés des cuisines et buanderies d'établissements recevant du public. Le même article impose par ailleurs, contre les légionelles, une eau à 50 °C ou plus en tout point du réseau de distribution : une exigence de réseau, pas de robinet.
« Lave-mains conforme HACCP » La formule n'a pas de sens. L'HACCP n'est pas une norme et ne se certifie pas sur un objet : c'est une méthode d'analyse des dangers que l'article 5 du règlement 852/2004 impose de mettre en œuvre dans un établissement. Un lave-mains peut être retenu comme mesure de maîtrise dans un plan de maîtrise sanitaire ; c'est l'établissement qui sera évalué, pas l'appareil.
« Lave-mains agréé CE » Personne n'agrée CE. Quand un appareil sanitaire est couvert par une norme harmonisée, son marquage CE relève du règlement Produits de Construction, le règlement (UE) n° 305/2011 que le règlement (UE) 2024/3110 remplace par paliers depuis le 8 janvier 2026 : le fabricant établit une déclaration des performances et assume la responsabilité de la conformité du produit avec ces performances. C'est une auto-déclaration sous surveillance du marché, pas une homologation, et elle ne dit rien de l'hygiène alimentaire. Beaucoup de lave-mains professionnels ne relèvent d'ailleurs d'aucune norme harmonisée.
« Le lave-mains doit être posé à 0,85 m » Hors périmètre, et ce n'est pas une cote de pose mais un plafond. L'arrêté du 20 avril 2017 fixe pour le lave-mains du cabinet d'aisances adapté une hauteur de plan supérieur de 0,85 m au maximum, et l'arrêté du 8 décembre 2014 pose la même règle dans les établissements recevant du public existants. Ces cotes visent les sanitaires ouverts au public. Pour le lave-mains d'un local de travail, aucun texte ne fixe de hauteur.
« Il faut surveiller les légionelles sur les points d'eau » Pas sur le lave-mains du personnel. L'arrêté du 1er février 2010 ne s'applique qu'aux installations alimentant des points d'usage à risque, définis comme les points accessibles au public pouvant produire des aérosols, « notamment des douches, des douchettes, des bains à remous ou à jets ». Un lave-mains réservé au personnel n'entre pas dans ce champ. Si votre réseau alimente aussi des douches, en revanche, c'est le réseau qui est surveillé.

Un mot enfin sur l'attestation de conformité sanitaire : les éléments d'un lave-mains en contact avec l'eau potable, flexibles et parties non métalliques de la robinetterie, en relèvent. Le régime européen prend le relais le 31 décembre 2026, mais les produits dont le certificat national est encore valable à cette date restent couverts jusqu'au 31 décembre 2032 : inutile donc de remplacer un parc sous attestation valide. Nous avons traité ce calendrier en détail, avec ce qu'il faut demander à un fournisseur, sur notre page robinet et douchette. Aucune de nos sept fiches ne mentionne aujourd'hui d'attestation : la demande est engagée auprès des fabricants.

Combien en faut-il, et où les poser

C'est la question qu'on nous pose le plus, et celle à laquelle nous n'avons trouvé de réponse sur aucune page de ce marché. Le règlement européen demande des lavabos « en nombre suffisant » et « judicieusement situés ». Deux formules ouvertes, qui laissent l'exploitant justifier son implantation devant un contrôle.

Le principe à tenir est celui de la marche en avant : on se lave les mains en entrant dans la zone propre et chaque fois qu'on vient de toucher autre chose que la denrée en cours. Un lave-mains utile est donc un lave-mains qu'on croise sans faire de détour. Posé dans un coin où personne ne passe, il est conforme sur le papier et inutile en service, ce qu'un inspecteur voit tout de suite au distributeur de savon qui ne se vide jamais.

Les emplacements qui reviennent dans tous les plans de maîtrise sanitaire que nous voyons passer sont l'entrée de la zone de production, la sortie des toilettes du personnel, le poste de débarrassage et la plonge, et chaque poste de manipulation de produit cru. Le guide du restaurateur demande d'ailleurs des lave-mains en nombre suffisant « et notamment à la sortie des toilettes », et cite comme exemples « à la sortie des WC, à l'entrée de la cuisine ».

Les textes ne donnent ni nombre ni surface. Le tableau ci-dessous est notre lecture d'équipementier, nourrie par les plans qui nous passent entre les mains ; les seuils de surface sont les nôtres, pas ceux d'un texte. Un contrôle n'attend pas de vous ces chiffres : il attend que vous justifiiez votre implantation.

Configuration Points de lavage à prévoir Notre lecture, et sur quoi elle s'appuie
Bar, café, snack sans production froide Un en zone de service, plus un en sortie des toilettes du personnel Un seul flux de production, mais le guide du restaurateur vise nommément la sortie des toilettes. Un mural compact de 330 mm suffit pour les deux.
Restaurant, cuisine d'une trentaine de mètres carrés Deux : entrée de cuisine et zone de débarrassage ou plonge Le retour de salle est le point de contamination le plus franc du local. Le second lave-mains évite la traversée de la cuisine, mains sales.
Cuisine plus vaste, ou répartie en plusieurs locaux Un par local de travail, plus un en sortie de toilettes L'INRS conseille d'installer plusieurs lave-mains lorsque les surfaces sont importantes, sans fixer de seuil. Un poste qu'on n'atteint qu'en traversant une autre zone n'est pas judicieusement situé.
Laboratoire de boucherie, charcuterie, poissonnerie Un par poste de manipulation de cru, plus un à l'entrée Changement d'espèce, de lot ou d'opération : chaque rupture appelle un lavage, et un poste sans point d'eau à portée est un poste où le lavage ne se fait pas. Lecture d'usage, à justifier dans votre plan de maîtrise sanitaire.
Laboratoire de boulangerie ou de pâtisserie Au moins un par laboratoire, plus un à la sortie des toilettes C'est ce que conseille la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie, en précisant « de préférence en dehors des toilettes ». Conseil professionnel, dans un document non validé.
Food truck, marché, stand, poste provisoire Un autonome, déplaçable Pas de raccordement possible. Pour un site mobile ou provisoire, le chapitre III de l'annexe II du règlement européen demande de l'eau potable « chaude et/ou froide » en quantité suffisante : un autonome en eau froide y répond.

N'oubliez pas la seconde obligation, celle du code du travail : un lavabo pour dix travailleurs au plus, dans le local des vestiaires, qui s'ajoute aux lave-mains de production. Les deux comptages sont indépendants.

Ce qu'il faut autour du lave-mains

Un lave-mains seul ne suffit pas : le règlement exige, au même point, le matériel pour le nettoyage et pour le séchage hygiénique des mains. En clair, un distributeur de savon approvisionné et de quoi se sécher. Un appareil installé mais vide ne répond pas à l'exigence, et c'est ce qu'un contrôle relève en premier.

Trois de nos références intègrent le distributeur de savon, dont le mural à 215 € HT avec son réservoir de 450 ml. Le modèle autonome embarque en plus le distributeur de papier et la corbeille. Pour les autres, prévoyez un distributeur mural, les consommables qui vont avec, et une poubelle à papiers, le guide du restaurateur demandant explicitement qu'une poubelle soit prévue pour jeter les papiers utilisés : nos poubelles inox professionnelles couvrent ce besoin. Le savon et les produits du plan de nettoyage se trouvent du côté de nos produits d'entretien professionnels.

Selon votre métier

Restaurant. Deux points de lavage, le mitigeur à 175 € HT à l'entrée de cuisine et un second au débarrassage, suffisent dans la grande majorité des cuisines que nous équipons. Notre sélection pour le matériel de restaurant réunit l'ensemble du poste.

Boucherie, charcuterie, traiteur. Un lave-mains par poste de découpe, et la question de l'agrément à poser d'emblée : un atelier agréé doit des robinets conçus pour prévenir la diffusion des contaminations, une boucherie en remise directe non. Le poste se complète d'un stérilisateur à couteaux. Voir notre matériel de boucherie et charcuterie.

Poissonnerie. L'inox AISI 304 n'est pas un luxe ici : la saumure et les désinfectants chlorés attaquent les nuances inférieures. Un point de lavage par poste de préparation, et de quoi rincer le sol et les bacs à côté. Voir le matériel de poissonnerie.

Bar et café. Un lave-mains compact en zone de service et un en sortie de toilettes : les modèles à 169 et 199 € HT y suffisent. Voir le matériel de bar et café.

Laboratoire et cuisine centrale. Un par local de travail, et la coordination avec le reste de la laverie : plonges inox, lave-vaisselle et lave-verres, tables inox de préparation. À ce stade, le plan compte plus que le catalogue, et nous le regardons avec vous.

Dites-nous votre plan, nous vous disons combien il en faut

Donnez-nous la surface de votre local, le nombre de postes de manipulation, le nombre de personnes présentes en même temps et les endroits où l'eau arrive déjà : nous vous retournons le nombre de lave-mains à prévoir, leur emplacement et les références qui conviennent, chiffrés. Si vous équipez un local complet, nous chiffrons aussi l'ensemble du poste avec le reste du matériel de lavage et d'hygiène. Livraison partout en France, et retrait possible à Amiens.

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Questions fréquentes sur les lave-mains professionnels

Oui. Le règlement (CE) n° 852/2004, à l'annexe II, chapitre I, point 4, impose des lavabos en nombre suffisant, judicieusement situés et destinés au lavage des mains, équipés d'eau courante chaude et froide ainsi que de matériel pour le nettoyage et pour le séchage hygiénique des mains. Un bac de plonge n'y répond pas : le texte distingue le lavage des mains du lavage des denrées.

En revanche, ni la commande non manuelle, ni une température minimale, ni une distance ne sont imposées par ce texte. La commande non manuelle est une bonne pratique, recommandée par les guides de bonnes pratiques d'hygiène et par l'INRS, et ces guides sont d'application volontaire. Elle devient une obligation de résultat dans les établissements agréés relevant du règlement (CE) n° 853/2004, qui exige des robinets conçus pour prévenir la diffusion des contaminations. Attention enfin aux deux arrêtés français que l'on voit encore cités sur ce sujet, celui du 9 mai 1995 et celui du 29 septembre 1997 : tous deux ont été abrogés, en 2009 pour les produits d'origine animale puis en 2013 pour le reste.

Un lavabo est un appareil sanitaire généraliste, qu'on ouvre à la main et qui sert à tout. Un lave-mains professionnel est conçu pour un seul geste, dans un local où l'on manipule des denrées : cuve inox sans recoin, commande qui ne se touche pas avec les doigts, dosseret qui protège le mur des projections, et souvent un distributeur de savon intégré au bâti.

La distinction compte aussi en droit. Le lavabo du code du travail est l'équipement de propreté individuelle, installé avec les vestiaires, à raison d'un pour dix travailleurs au plus. Le lave-mains du règlement européen est installé dans le local de production. Les deux corpus poursuivent des objectifs différents et s'appliquent l'un et l'autre : un local qui ne dispose que de l'un sera interrogé sur l'autre.

« Fémorale » et « au genou » désignent la même chose : une plaque ou un poussoir sous la cuve, qu'on actionne de la cuisse. C'est la commande la plus répandue, la plus simple et la moins chère, et elle équipe quatre de nos sept références, de 169 à 215 € HT. Sa seule contrainte est le passage du genou sous la cuve, qu'un meuble bas ou un plan de travail ne doit pas condamner.

La pédale au sol libère les deux mains avec un geste plus franc, mais demande un appareil autoportant et supporte mal les sols lavés au jet, qui noient la tringlerie. La cellule infrarouge supprime tout contact mais demande une alimentation électrique ou des piles à suivre. La commande au coude, enfin, ne libère qu'une main et suppose une robinetterie rapportée sur un plan percé, ce qui exclut les lave-mains monoblocs. Nous ne référençons aujourd'hui ni cellule ni coude intégré sur ce rayon : dites-le-nous au devis si votre cahier des charges en impose un.

Oui. Un lave-mains autonome embarque ses propres réservoirs, un pour l'eau propre et un pour l'eau usée, et une pompe actionnée à la pédale qui envoie l'eau au col de cygne. Ni plomberie, ni évacuation, ni électricité. Notre modèle sur roulettes à 495 € HT embarque 2 × 10 litres, un doseur à savon, un distributeur de papier et une corbeille.

C'est la solution des postes où le raccordement n'existe pas : food truck, marché, stand, point de vente provisoire, local en travaux. Et il y est pleinement conforme : pour les installations mobiles et provisoires, le chapitre III de l'annexe II du règlement européen demande de l'eau potable « chaude et/ou froide » en quantité suffisante, là où le chapitre I, qui vise les locaux, exige les deux. En cuisine fixe, l'autonome en eau froide reste donc un équipement d'appoint. Dernière chose à prévoir : son autonomie se compte en nombre de lavages, le bidon d'eau usée devant être vidé aussi souvent que l'autre est rempli.

Pour un lave-mains de local de travail, aucun texte ne fixe de hauteur de pose, et nos fournisseurs ne publient pas de cote d'implantation : nous ne vous en donnerons donc pas. Le seul critère qui décide sur le terrain est le passage du genou sous la cuve pour une commande fémorale, et la règle est de ne rien venir plaquer dessous. Si votre local comporte aussi des sanitaires ouverts au public, le lave-mains du cabinet d'aisances adapté a, lui, un plafond réglementaire : 0,85 m de plan supérieur au maximum, avec un vide en partie inférieure d'au moins 0,30 m de profondeur, 0,60 m de largeur et 0,70 m de hauteur. Ces cotes viennent de l'arrêté du 20 avril 2017 pour les établissements neufs et de l'arrêté du 8 décembre 2014 pour les existants, et elles ne concernent pas la cuisine.

Côté cuve, la règle est simple : il faut y passer les deux mains et les poignets sans toucher les bords. Le seul de nos muraux qui publie ses cotes de cuve annonce un rectangle embouti de 400 × 300 mm ; les modèles au sol et autonome, une cuve ronde de Ø 350 mm, soit environ un cinquième de surface en moins. Le rectangle offre davantage de place, la cuve ronde se nettoie plus vite. Pour un local exigu, notre modèle le plus compact tient dans 330 × 330 mm d'emprise.