Four convection ou mixte : ce que la vapeur change vraiment
La différence ne tient pas au goût, elle tient au rendement matière. Dans un air sec, une pièce de viande perd une part importante de son poids en eau pendant la cuisson. En atmosphère humide contrôlée, cette perte diminue nettement : sur un rôti, les écarts couramment observés entre une cuisson sèche et une cuisson combinée vont de cinq à dix points. Sur cent kilos de viande travaillés par semaine, ce sont des kilos vendus au lieu d'être évaporés.
La vapeur apporte aussi les cuissons que la convection seule ne fait pas : légumes à la vapeur sans perte de couleur, poissons, terrines, basse température entre 50 et 99 °C, cuisson delta T sur les grosses pièces, où l'appareil maintient un écart constant entre le cœur du produit et l'enceinte.
Deux technologies coexistent pour produire cette vapeur. Le générateur, une chaudière indépendante, donne une vapeur immédiate et régulière mais s'entartre. L'injection directe pulvérise l'eau sur la turbine : plus simple, moins cher, un peu moins précis en montée.
Le four mixte ne se justifie donc pas partout. Une pizzeria, un snack, une boulangerie n'en ont aucun usage. Une cuisine de restaurant avec un vrai volume de viandes et de légumes, un traiteur, une collectivité : la question se pose sérieusement.