L'induction à 5 kW, et le triphasé qui ne se commute pas
L'induction de la gamme 900 est la plus puissante de notre catalogue : des foyers de 5 kW, contre 3,5 kW en gamme 700. Soit 10 kW sur un module de 400 mm à deux foyers, et 20 kW sur un 800 mm à quatre foyers. L'ensemble est en inox AISI 304, sur armoire ouverte GN 1/1 ou GN 2/1.
Et voici le point dur, à vérifier avant de commander : ces appareils sont en 400 V triphasé non commutable en 230 V triphasé. Ce n'est pas un réglage que l'installateur adapte sur place, ni une option de commande : c'est la seule alimentation possible. Si votre local n'a pas de triphasé 400 V, l'induction 900 est hors de portée, et il faut regarder soit la ligne gaz, soit l'induction de la gamme 700, moins puissante.
Pour le reste, l'induction garde ses deux avantages de fond. La réactivité d'abord : la montée est immédiate, la baisse aussi, et le plan reste assez froid pour être essuyé en service. La chaleur qui ne part pas dans le local ensuite : elle chauffe le récipient et presque rien d'autre, là où une ligne gaz de soixante kilowatts transforme la cuisine en four. Sur un service d'été, cela se voit sur le confort des équipes et sur ce que la hotte et la climatisation doivent reprendre.
Un rappel qui coûte cher quand on l'oublie : les récipients doivent être ferromagnétiques. Le test est immédiat — si un aimant tient sous la casserole, elle fonctionne. Et c'est contre-intuitif : une russe en inox 18/10, donc en inox 304, n'est pas magnétique et ne chauffe pas, sauf si elle a reçu un fond sandwich à couche ferritique. Passez votre batterie à l'aimant avant de commander : renouveler des récipients coûte parfois plus cher que l'appareil.