Évacuation, coupure gaz, amenées d'air : ce qu'il faut prévoir pour un four gaz ventilé
Ce que le four gaz ventilé économise au tableau électrique, il le demande ailleurs. Mais pas dans les mêmes proportions qu'un four à sole gaz ou qu'un four gaz rotatif.
Un four à sole gaz de plusieurs tonnes réclame un conduit de fumée dimensionné et une sortie au-dessus du faîtage, ce qui bloque beaucoup de projets en pied d'immeuble. Sur un four à convection gaz de cette taille, l'évacuation des produits de combustion passe le plus souvent par le système d'extraction du laboratoire. C'est l'installateur qui tranche, selon la puissance installée, le classement du local et ce qui existe déjà dans le bâtiment, mais la question se pose en termes de hotte et de débit d'extraction plutôt qu'en termes de maçonnerie.
Côté gaz, trois éléments reviennent systématiquement : un robinet d'arrêt propre à chaque appareil, un organe de coupure général accessible, et des amenées d'air haute et basse dimensionnées pour le local.
Le seuil à retenir se situe à 20 kW de puissance utile totale des appareils gaz du local. Au-delà, un dispositif d'arrêt d'urgence devient obligatoire, sous forme d'une électrovanne à réarmement manuel placée près de l'accès ou du bloc cuisson. Cette électrovanne est asservie à la ventilation : si la hotte s'arrête, le gaz se coupe. Deux conséquences pratiques. D'abord, un 11 niveaux à lui seul atteint déjà ce seuil, et un 5 niveaux ajouté à un fourneau gaz existant le franchit sans qu'on y pense. Ensuite, un défaut d'extraction ne se traduit pas par une gêne mais par un arrêt de cuisson en pleine fournée.
Dernière contrainte, commune à toute la gamme : l'humidificateur est alimenté en eau de réseau. Le calcaire entartre le circuit d'injection et la vapeur perd en efficacité sans prévenir, la viennoiserie devenant simplement plus terne. Un adoucisseur ou un osmoseur se budgète avec le four, pas deux ans plus tard.