Trois meubles, trois hauteurs : savoir ce que vous cherchez
Les catalogues du secteur emploient le même mot pour des produits très différents. Voici comment les démêler avant de comparer des prix qui ne sont pas comparables.
L'armoire murale, parfois appelée armoire suspendue, se fixe au mur au-dessus du plan de travail. Profondeur réduite, 40 à 60 cm, portes presque toujours coulissantes faute de recul : elle reçoit ce qu'on prend plusieurs fois par service, les épices, les petits contenants, la vaisselle de dressage. Elle libère le plan sans prendre un centimètre au sol. Son unique contrainte est le mur : une cloison creuse ne tiendra pas une armoire chargée, et il faut vérifier le support avant de commander.
L'armoire de travail, autour de 850 à 880 mm de hauteur, est une table dont on a fermé le dessous. Le plateau sert de surface de travail, le volume inférieur range ce qui encombrerait la tablette ouverte. C'est le meuble des cuisines où la poussière et les projections rendent une étagère ouverte peu pratique. Sous le nom de table sur armoire, elle existe aussi avec des tiroirs, pour garder les couteaux et le petit outillage sous la main sans les laisser sur le plan.
L'armoire de rangement haute monte à 1,80 ou 1,90 m, avec des étagères intérieures réglables. C'est le meuble de la réserve sèche et du local d'entretien, celui qui stocke en volume. Il demande de la surface au sol et un accès par l'avant.
Dernier cas, moins connu : l'armoire neutre sur roues, qui n'est pas un meuble de rangement mais un support d'appareil. Elle met une rôtissoire à la bonne hauteur, encaisse son poids, se déplace pour le nettoyage et offre un volume fermé en dessous. On la choisit sur la référence de l'appareil qu'elle doit porter, pas sur ses dimensions seules.