Trois machines, trois jus qui n'ont rien à voir
Elles occupent le même mètre de comptoir et ne font pas le même travail. Choisir la mauvaise, c'est servir un jus que l'on n'a pas vendu.
Le presse-agrumes à cône ne traite que les agrumes. Le demi-fruit est appliqué sur un cône rotatif, à la main ou par un levier, et le jus coule sans que la peau soit sollicitée. C'est la machine du bar, de l'hôtel et du petit-déjeuner, entre une dizaine et une centaine de verres par service.
Le presse oranges automatique change d'échelle. On charge des fruits entiers dans une trémie, la machine les coupe, les presse et éjecte les peaux toute seule. Personne ne manipule, ce qui la rend utilisable en libre-service.
La centrifugeuse travaille tout le reste : pomme, carotte, betterave, céleri, gingembre. Une râpe tourne à grande vitesse contre un panier filtrant qui essore la pulpe. Le jus sort moussé, se sépare vite, et se sert dans la minute.
Aucune ne remplace l'autre. Un bar à jus complet en aligne deux : un presse-agrumes pour l'orange, qui représente l'essentiel des ventes, et une centrifugeuse pour les cartes plus larges. Les textures épaisses, smoothies et milkshakes, relèvent du blender.