Jus, smoothies et cocktails : trois machines, trois métiers
On les range ensemble sur la même étagère, elles ne font pourtant pas le même travail et ne se remplacent pas.
Le presse-agrumes ne traite que les agrumes. Il presse, il n'essore pas, et un modèle bien réglé s'arrête avant d'attaquer le zeste, qui apporterait l'amertume. Sa qualité se juge au rendement par fruit et à la facilité de démontage du cône, puisqu'il se lave plusieurs fois par service.
La centrifugeuse râpe puis essore à grande vitesse : pommes, carottes, betteraves, céleri, tout ce qui n'est pas un agrume. Le jus sort moussé et s'oxyde vite, il se sert donc immédiatement. Le panier filtrant est la pièce d'usure à surveiller.
Le blender ne fait pas de jus : il broie tout, fibres comprises, et donne des textures épaisses, smoothies, milkshakes, glace pilée, soupes froides. Ne vous fiez pas qu'aux watts : la forme du bol, qui doit créer un tourbillon ramenant la matière vers les lames, compte autant que la puissance. En salle, prévoyez une cloche insonorisante : un blender lancé pendant un service couvre les conversations.
Ces appareils se posent sur une table inox, à proximité d'un point d'eau : ils se démontent et se rincent entre deux préparations, et c'est ce trajet, plus que la machine, qui décide de l'usage réel.