Puissance, conduit, entretien du four à sole gaz : ce que la combustion impose
Porter plusieurs tonnes de réfractaire à température demande de la puissance, et c'est exactement là que le brûleur prend l'avantage sur la résistance électrique. Comptez 67 000 kcal/h sur le 40 platines, soit environ 78 kW, et 86 000 kcal/h sur le 60 platines, près de 100 kW. L'électricité, elle, se limite à 3,6 kW pour la buée, l'éclairage et les commandes.
Trois obligations en découlent, et elles se traitent avant la commande, pas après. Le conduit de fumée se dimensionne pour cette puissance, avec un tirage suffisant et une sortie au-dessus du faîtage : c'est le point qui rend l'installation impossible dans beaucoup de locaux en pied d'immeuble ou en galerie commerciale, et il se vérifie en premier. Le dispositif d'arrêt d'urgence gaz est obligatoire d'office, le seuil réglementaire de 20 kW de puissance utile cumulée étant dépassé plusieurs fois par le four seul. Et le conduit se ramone au minimum une fois par an, le brûleur se contrôle périodiquement : conservez les rapports, l'assurance peut les réclamer après un sinistre.
Entre gaz et fioul, l'écart à l'achat reste faible, de l'ordre de 1 000 € HT à capacité égale, au bénéfice du fioul. Ce qui tranche, c'est ce que le bâtiment accepte : raccordement au réseau, citerne de propane, ou cuve à fioul avec sa rétention et la place qu'elle occupe. Dans les zones non desservies en gaz de ville, le fioul reste souvent la solution la plus simple, et il équipe une bonne part du parc en service.
Dernier point, valable quelle que soit l'énergie : la buée est alimentée en eau de réseau, et le calcaire recouvre la masse de fonte sans prévenir. Le pain devient plus pâle, on suspecte le réglage, c'est l'eau. Un adoucisseur ou un osmoseur se budgète avec le four.