Émaillée, chromée ou chrome dur : le revêtement
Trois familles se partagent la gamme, et le choix se fait sur ce que vous cuisez.
La fonte émaillée équipe les premiers prix. Elle apporte l'inertie de la fonte et une surface qui n'a pas besoin d'être culottée, ce qui simplifie la prise en main. À ménager cependant : un choc d'ustensile métallique peut éclater l'émail, et le défaut ne se rattrape pas.
Le chrome dur occupe le haut de gamme, et il se justifie dans deux cas précis. D'abord le produit fin : poisson, œuf, Saint-Jacques, légumes, tout ce qui colle sur de l'acier se décolle ici sans bataille. Ensuite le confort du poste : la surface rayonne beaucoup moins vers le cuisinier, ce qui change la vie sur quatre heures de service en été. Il a aussi l'avantage de ne pas transmettre les goûts, donc d'enchaîner poisson et viande sans nettoyage intermédiaire.
Entre les deux, les surfaces chromées offrent un compromis honnête pour une carte généraliste. Quant à l'inox, il concerne le châssis et l'habillage, pas la zone de cuisson : c'est lui qui détermine la tenue de l'appareil dans le temps.