Trois modes de cuisson sur le four mixte, et ce que chacun débloque
En vapeur pure, entre 30 et 100 °C, le four mixte cuit sans matière grasse et sans brassage sec : légumes qui gardent leur couleur et leur tenue, poissons, terrines, œufs, riz et féculents, décongélation douce. À basse température, sous 70 °C, on entre dans le domaine des cuissons longues et des mises sous vide.
En air chaud, jusqu'à 300 °C, il se comporte comme un four à convection classique : rôtis, gratins, viennoiserie de cuisson, tout ce qui demande une croûte.
En combiné, il dose l'humidité dans l'air chaud. C'est là que se joue l'argument économique. Une pièce de viande cuite en atmosphère sèche évapore une part importante de son poids ; en combiné, cette perte se réduit sensiblement, et ce qui reste dans l'assiette est du produit vendu au lieu d'être parti en buée. Sur une cuisine qui travaille la viande en volume, c'est ce calcul qui finance l'appareil, pas la polyvalence.
S'y ajoutent la sonde à cœur, qui arrête la cuisson sur une température de produit et non sur une minuterie, et sur les modèles évolués le pilotage en delta T, où le four maintient un écart constant entre le cœur de la pièce et l'enceinte. C'est la technique des cuissons de nuit sur les grosses pièces.