Four gaz ou fioul : l'écart se joue après l'achat
À capacité égale, le fioul coûte environ 600 € HT de moins que le gaz sur un 90 baguettes, et jusqu'à 1 200 € HT de moins sur un 120 baguettes. L'écart à l'achat est donc réel mais modéré, et il ne décide de rien tout seul.
Ce qui décide, c'est ce que le bâtiment peut recevoir. Le gaz de ville suppose un raccordement ; à défaut, on travaille en citerne de propane, avec les contraintes d'implantation et de remplissage qui vont avec. Le fioul demande une cuve, sa rétention et son entretien, plus la place pour les deux. Dans les zones non desservies, le fioul reste souvent la solution la plus simple, et il équipe une bonne part du parc existant.
Côté puissance, ces fours jouent dans une autre catégorie que le reste du fournil. Comptez 32 000 kcal/h sur un 90 baguettes, soit environ 37 kW, et jusqu'à 70 000 kcal/h sur un 180 baguettes, près de 81 kW. Trois conséquences pratiques. Le conduit de fumée se dimensionne pour cette puissance, avec sortie au-dessus du faîtage : c'est ce qui rend l'installation impossible dans beaucoup de locaux en pied d'immeuble. Le dispositif d'arrêt d'urgence gaz est obligatoire d'office, le seuil réglementaire de 20 kW de puissance utile cumulée étant largement dépassé par le four seul. Et l'installation fait l'objet de contrôles périodiques dont les rapports se conservent, sous peine de voir l'assurance les réclamer au mauvais moment.
L'électricité, elle, reste anecdotique : 2,6 kW en triphasé sur les modèles jusqu'à 120 baguettes, 3,8 kW sur le 180 baguettes, de quoi faire tourner le chariot, la turbine et les commandes. C'est tout l'intérêt de la combustion sur ce format : la même machine en électrique demande une ligne de puissance sans commune mesure. Le raisonnement est le même, à plus petite échelle, que sur le four ventilé gaz.