La buée, même sur un four électrique ventilé
C'est ce qui sépare un four de laboratoire d'un simple four à air pulsé. Sans humidité injectée à l'enfournement, la turbine assèche la surface : une viennoiserie croûte avant d'avoir pris son volume, une pâte à choux se fissure, un pain précuit ressort mat et pâle.
Le principe reste celui du four à sole, en plus mesuré : de l'eau projetée sur une masse chaude, une vaporisation immédiate, et quelques secondes d'atmosphère saturée pendant que le produit se développe. La buée d'un ventilé est moins puissante que celle d'un four à sole, et c'est normal : elle sert à la viennoiserie et au précuit, pas à la panification.
Deux niveaux d'équipement dans la gamme. L'humidificateur manuel, commandé par un bouton, convient à un fournil où la même personne enfourne tous les jours. L'humidificateur automatique, intégré au programme de cuisson, s'impose dès que plusieurs opérateurs se relaient ou que la régularité prime sur les fournées de viennoiserie.
Dans les deux cas, l'eau doit être traitée. Le calcaire entartre le circuit d'injection et la masse de fonte perd son efficacité sans prévenir : le produit devient simplement plus pâle. Un adoucisseur ou un osmoseur se budgète avec le four.