Le gain d'une chambr de fermentation n'est pas le volume, c'est la manipulation
On compare souvent une chambre de fermentation à chariots à une grande armoire, en litres ou en nombre de niveaux. C'est passer à côté de ce qu'on achète.
Sur une armoire, chaque filet entre à la main et ressort à la main. Un chariot porte couramment quinze à vingt niveaux : cela fait, pour une seule fournée, une quarantaine de gestes de chargement et autant au déchargement, à répéter à chaque tournante. Avec une chambre à chariots, ces gestes disparaissent : le chariot arrive plein de la façonneuse et repart plein vers le four.
Le second effet est moins visible et compte autant : les pâtons ne sont plus touchés entre le façonnage et l'enfournement. Chaque reprise d'un filet est une occasion de dégazer une pièce, de la cogner contre une glissière ou de la poser de travers. Sur des pâtes bien poussées, fragiles par définition, la régularité gagnée se voit à la sortie du four.
Troisième point, pour les équipes : une porte ouverte une fois au lieu de quarante, c'est de la température et de l'hygrométrie qui restent dans la chambre au lieu de partir dans le fournil.