Une cellule ou deux : le vrai luxe d'une armoire de fermentation
Sur le papier, une armoire de fermentation à deux cellules de douze niveaux ressemble à une armoire de vingt-quatre niveaux coupée en deux. En atelier, ce n'est pas du tout la même machine.
Deux cellules indépendantes, ce sont deux programmes différents en même temps. La viennoiserie demande de la chaleur et pas trop d'humidité, le pain l'inverse, et leurs heures d'enfournement ne tombent jamais ensemble. Avec une seule cellule, il faut choisir : soit on aligne tout sur un compromis, soit on fait deux tournantes. Avec deux, les croissants sortent à six heures et les baguettes à sept, chacun avec sa consigne.
Le second avantage est moins évident et se paie tous les jours : on ouvre une seule cellule à la fois. Sur une armoire de fermentation unique, chaque ouverture fait chuter la température et l'hygrométrie de tout le contenu, y compris des pâtons qui n'avaient rien demandé. Quand on charge, on décharge et on vérifie une dizaine de fois dans la matinée, la différence se voit sur les dernières pièces.
L'écart de prix entre une armoire de fermentation à une cellule et deux est conséquent. Il se justifie dès qu'on mène deux gammes de produits en parallèle, beaucoup moins pour un fournil qui ne fait que du pain.